La dépréciation est une perte de valeur d'un actif qui n'est pas irréversible, contrairement à l'amortissement. Elle est constatée lorsque la valeur actuelle d'un bien devient inférieure à sa valeur nette comptable, sans que cette perte soit définitive. La dépréciation fait l'objet d'une provision, réversible si la valeur se reconstitue.
Cas courants en cabinet
- Dépréciation de créance client : un client est en difficulté financière, le recouvrement est incertain
- Dépréciation de titres : les parts d'une société détenue (SCI, filiale) ont perdu de la valeur
- Dépréciation du droit au bail : le quartier s'est dégradé, le local vaut moins
La provision pour dépréciation est déductible du résultat fiscal si elle est justifiée par des éléments objectifs et chiffrés.
À retenir pour l'avocat : La dépréciation est réversible (contrairement à l'amortissement). La provision est déductible si elle est justifiée. Ne tardez pas à provisionner les créances douteuses — c'est un gain fiscal immédiat.