La caution personnelle est un engagement par lequel une personne physique — généralement le dirigeant — s'oblige à rembourser la dette de sa société si celle-ci est défaillante. C'est la garantie la plus fréquemment exigée par les banques pour accorder un prêt à une TPE ou à un cabinet d'avocats en société.
Le paradoxe de la SELARL
L'un des intérêts majeurs de la SELARL est de limiter la responsabilité aux apports et de protéger le patrimoine personnel de l'avocat. Or la banque annule cet avantage en exigeant une caution personnelle du gérant. Pour limiter l'exposition, il faut négocier : plafonnement du montant cautionné (50 % maximum de l'emprunt), durée limitée, dégressivité annuelle et mainlevée automatique après le remboursement d'un tiers du prêt.
À retenir pour l'avocat : La caution personnelle remet en jeu le patrimoine personnel que la SELARL est censée protéger. Négociez systématiquement un plafond, une durée et une dégressivité — ne signez jamais un cautionnement illimité.