Les BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) sont la catégorie d'imposition des revenus tirés d'une activité commerciale, industrielle ou artisanale. Contrairement aux BNC qui fonctionnent en comptabilité de trésorerie (recettes encaissées), les BIC reposent sur la comptabilité d'engagement (créances acquises) et imposent des obligations comptables plus lourdes : bilan, compte de résultat, inventaire.
BIC et avocat
L'avocat relève des BNC, pas des BIC. Toutefois, s'il développe une activité accessoire de nature commerciale (formation en ligne, vente de logiciel juridique, édition), les recettes correspondantes relèvent en principe des BIC. Une tolérance administrative permet de les rattacher aux BNC tant qu'elles restent accessoires (sous 50 % du CA total). Au-delà, l'ensemble des revenus bascule en BIC avec une comptabilité d'engagement obligatoire.
À retenir pour l'avocat : Un avocat est en BNC. Mais une activité commerciale accessoire qui dépasse 50 % du CA fait basculer l'ensemble en BIC — avec des obligations comptables plus lourdes et un changement de méthode de comptabilisation.