L'abattement fiscal est une réduction appliquée à la base imposable avant le calcul de l'impôt. Il diminue le montant sur lequel le contribuable est effectivement taxé, sans modifier le taux d'imposition lui-même.
Fonctionnement
L'abattement vient en déduction du revenu brut ou du bénéfice pour déterminer l'assiette réellement soumise à l'impôt. Il peut être forfaitaire (un montant fixe) ou proportionnel (un pourcentage du revenu). Plusieurs abattements peuvent se cumuler selon la situation du contribuable et la nature des revenus concernés.
Les principaux abattements pour un avocat
- Abattement de 34 % en micro-BNC — appliqué automatiquement sur les recettes pour déterminer le bénéfice imposable
- Abattement pour durée de détention sur les plus-values de cession de parts de société (SELARL, SELAS)
- Abattement de 40 % sur les dividendes perçus en cas d'option pour le barème progressif de l'IR
- Abattements spécifiques dans le cadre du pacte Dutreil pour la transmission de cabinet
Impact concret
Un avocat en micro-BNC déclarant 80 000 € de recettes bénéficie de l'abattement forfaitaire de 34 %, soit un bénéfice imposable ramené à 52 800 €. La différence de 27 200 € échappe à l'impôt sur le revenu. En régime réel, il n'y a pas d'abattement : on déduit les charges réelles.
À retenir pour l'avocat : En micro-BNC, l'abattement de 34 % est automatique mais souvent insuffisant quand les charges réelles dépassent ce seuil — c'est souvent le signal qu'il est temps de basculer au réel.